samedi 28 avril 2012

Généralisations

Il fallait bien finir par publier quelques morceaux de ce que j'ai écrit ces derniers mois à propos de la grève, mais je dois dire que je ne suis pas satisfaite du résultat.

C'est dur d'écrire sur les idées qui circulent, sur les discours qui s'affrontent, quand tu ne veux pas nommer de nom, quand tu ne veux pas pointer telle matante, tel parent, tel étudiant, tel ami, telle coiffeuse, tel dude rencontré dans la rue. Quand tu ne veux pas désigner une personne en particulier, tu finis par parler de gens «en général», de groupes sociaux que tu étiquettes, des on, des eux. 

C'est ce qui m'énerve quand je me relis. Je vois bien que j'arrive pas à éviter complètement les généralisations, les divisions faciles, les dichotomie. Enfant / parent.  Arts / science. Ville / région. Etc. 

Comme si tous les babyboomers étaient contre la grève. Comme si seulement les gens en arts et lettres manifestaient. Comme si dépassé les frontières de Montréal... 

Alors que je manifeste avec des gens qui ont l'âge (ou presque) de mes parents, avec des anciens de polytechnique et des étudiants des HEC, avec des gens des régions. 

À me lire on pourrait croire que personne dans ma « petite ville minière » n'accorde de valeur à une éducation supérieure, alors que c'est faux bien entendu, mais je parlais ...en général. 

Je déteste parler en général.

Alors je me mets à parler de moi et je dérive vers l'intime et alors ça ne fait plus sens d'écrire sur la grève si c'est pour parler de comment je me sens alors le papier retourne dans le fond du tiroir virtuel et c'est comme ça qu'on passe des mois à écrire sans rien publier.

2 commentaires:

  1. Pourtant, sa place, ce n'est pas le fond du tiroir.

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  2. Capitaine Flam2 mai 2012 à 08 h 35

    Effectivement, très difficile d'éviter les dichotomies dans ce conflit.

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