Ça y est, j'ai battu mon record. Je suis à mon plus gros, au plus lourd que je n'ai jamais été. Mes muscles d'aérobitch avaient déjà fait pencher la balance et le bon enrobage que je leur ai fourni cet été a fini le travail.
Il fut une époque où je m'en faisais pour 2 livres d'écart, j'en pèse 20 de plus aujourd'hui et cela me dérange moins. Je n'ai jamais été aussi lourde et, en fait, je me sens étrangement bien, au-delà de toutes considérations esthétiques.
J'ai laissé cela arriver, délibérément, ces dernières semaines surtout. Je ne sais pas trop pourquoi. Une fatigue du gym, une fatigue de l'entraînement, et une grande envie d'inertie, de calmer mon corps, de l'endormir un peu.
J'ai eu aussi très envie de manger plein de bonnes choses, de faire des réserves en prévision de l'année scolaire où j'avale mon lunch tiède en trois bouchées, debout dans le métro ou entre deux cours, en corrigeant une copie.
J'avais peut-être aussi besoin de me donner du poids, de la consistance, avant de retourner devant une classe. Je ne sais pas... Ce qui est sûr, c'est que je suis exceptionnellement calme pour une veille de rentrée. Je me sens lourde, apaisée, comme si j'avais donné du lest à ma frénésie.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire