vendredi 28 juin 2013

J'ai rêvé que j'étais enfermée à l'asile mais qu'on me laissait me promener dans la cour, sous la pluie. J'avançais avec ma canne, d'un côté à l'autre de la cour, en essayant de me souvenir de ce que j'avais pu faire pour aboutir là. Mais mon esprit était vide d'images du passé, je pouvais seulement penser à maintenant, la cour, la pluie. Dans une éclaircie très localisée, des gens souriants essayaient de monter une estrade pour un spectacle. Parmi eux, j'ai reconnu Jonathan Lamy, qui disait être venu faire une sorte de happening expérimental avec les fous. Il semblait un peu embêté de me voir là, mais pas trop. Je lui ai demandé s'il savait ce qui m'était arrivé. Il a levé la tête une seconde de son travail, m'a regardée calmement des pieds à la tête, puis m'a dit que c'était peut-être à cause du grand couteau que je tenais dans la main droite. Je lui ai dit que ce n'était pas un couteau mais une canne: « En fait, c'est un parapluie, mais il est fermé et je m'en sers comme d'une canne. » Il a répété, toujours souriant: « C'est un couteau ». J'ai dit: « Non, c'est un parapluie » et j'ai soulevé mon parapluie pour le lui montrer. Là, j'ai bien vu que c'était mon grand couteau pour trancher les poivrons. J'ai dit: « Ah bon... c'est ça le problème? mais c'est con: je ne m'en sers pas comme d'un couteau, mais pour m'appuyer quand je marche ». Il a répété: « C'est un couteau ». 

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