lundi 18 avril 2011

Pour l'homme fort.

Oui elle commence à m'agacer cette généralisation, ce... l'homme qui a frappé, c'est moi, c'est toi, c'est tout le monde.

Cela m'agace de plus en plus de constater qu'on se penche avec souplesse sur le cas de la violence, pour essayer d'analyser, d'expliquer, de comprendre, alors qu'on ne se penche pas ou alors très peu, il me semble, sur le cas de la non-violence. J'aimerais qu'on me parle tout autant (voire davantage) de ces amoureux qui ne se tapent pas dessus. J'aimerais qu'on me parle des hommes qui ne battent pas leur femme. De ce qui se passe dans leur tête à eux.

Et j'ai envie d'ajouter: ce qui se passe dans la tête d'un homme qui ne s'abandonne pas à la violence même après avoir été provoqué.

Même trahi, même dépouillé, même humilié.

Il me semble qu'il y a là un mystère tout aussi intéressant (sinon plus) que celui de la psychologie du bourreau. Et qu'en tant qu'artiste et comme société, il serait bon de s'y attarder.

Je pense à cet ami qui a dû laisser une compagne qui avait un problème de violence. Elle l'a attaqué tellement sauvagement qu'il a été blessé à la tête. Il a usé de sa force sans en abuser. Il a contenu la jeune femme sans se laisser aller à sa rage. Je ne sais pas où il a puisé cette force de ne pas rendre coup sur coup, dent pour dent. J'aimerais comprendre ÇA plus que j'aimerais comprendre comment un homme en vient à tuer la femme qu'il aime.

J'aimerais entendre parler de celui qui trouve la force de ne pas cogner, et qui est lui aussi, sinon davantage, tout le monde.

1 commentaire:

  1. Il serait bon de s'y pencher?
    Il ferait bon de s'y pencher?
    Il ferait bon s'y pencher?

    Il est tard. J'ai sommeil et j'ai un blanc.

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