L'émail s'était soudé le deuil en cassonade péruchait au-dedans sucrons l'inséparable.
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Non je ne dirai rien me voilà résolue. Quand bien même essayais-je décrisper maxillaire la glotte jouait stalactite et je n'y pouvais rien. La veille de l'enterrement le premier m'ausculta poupée posttraumatique. Plus sa langue s'agitait m'aspergeant de vocables plus la cacophonie asséchait la comptine. La seule litanie qui eut cours intérieur était pensée magique chanson résurrection scandant rose un deux trois maman m'entend tout bas. Je savais bien pourtant que l'écho se fanait.
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On me traita bestiole sibylle au polygone.
......
On me traita bestiole sibylle au polygone.
La porte refermée sur la racine du mal relançait aux gencives le brisé cordes vocales. Les saillies incisives se refusaient toujours à éructer au loin. La princesse au palais s'andromaquait en vain où suis-je qu'ai-je fait que vais-je faire encore. Les molaires vacillaient parfois dans mon sommeil. Je n'avais pas dix ans et perdu tant de choses qu'un son de plus de moins ne changeait guère la donne. La picote des sirènes le chant des musaraignes tout cela importait peu.
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Du reproche à l'effroi elle n'est donc pas normale car cela fait des mois oui l'automne s'en venait sachons brailler l'oubli les morts sont infidèles: nous avons eu un magnifique mois de juin.
La nuit. Dans les draps chancre. La litanie en psaume s'égrainait sous la sueur.
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On m'appela un matin puisque j'avais un nom. On donna habits neufs et recommandations et me posta au coeur d'un préau courants d'air. Mes congénères tardèrent mais finirent eux aussi par pinçouiller ma chair pour vérification.
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Seriner aux branchies l'ordre quand tout se discorde n'était pas chose aisée. La fragrance du sapin tournoyait si sûre d'elle ignorant tout des vrilles qu'elle sinuait nasaléenne.
...
Les mots comme on les lit. Sans résonance interne.
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Mon cerveau comme un livre. Les synapses corollaires au cahier paraphaient. Et toujours au chapitre s'étiolait l'incipit exergue violine la lune est claire le ramage empesé: nous avons eu un magnifique mois de juin.
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Du reproche à l'effroi elle n'est donc pas normale car cela fait des mois oui l'automne s'en venait sachons brailler l'oubli les morts sont infidèles: nous avons eu un magnifique mois de juin.
La nuit. Dans les draps chancre. La litanie en psaume s'égrainait sous la sueur.
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On m'appela un matin puisque j'avais un nom. On donna habits neufs et recommandations et me posta au coeur d'un préau courants d'air. Mes congénères tardèrent mais finirent eux aussi par pinçouiller ma chair pour vérification.
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Seriner aux branchies l'ordre quand tout se discorde n'était pas chose aisée. La fragrance du sapin tournoyait si sûre d'elle ignorant tout des vrilles qu'elle sinuait nasaléenne.
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Les mots comme on les lit. Sans résonance interne.
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Mon cerveau comme un livre. Les synapses corollaires au cahier paraphaient. Et toujours au chapitre s'étiolait l'incipit exergue violine la lune est claire le ramage empesé: nous avons eu un magnifique mois de juin.
Le cri du sablier, 2001, Chloé Delaume
p. 11-14
p. 11-14
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