J'ai enfin pu ouvrir la fenêtre de la chambre pour aérer.
J'ai également pu sortir sans me bourrer les poches de kleenex.
Ce sont les petites choses comme ça...
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Putain ce que j'ai été conne lors de mon dernier séjour à Paris.
J'avais pris pour acquis que, n'ayant aucune preuve de mon adresse à Paris (toutes les factures sont au nom de la propriétaire et je n'ai pas de contrat de location), et ne payant aucune taxe à la ville de Paris ni aucun frais scolaire à l'université parisienne, je n'avais pas droit à l'emprunt de livre dans les bibliothèques municipales. Le site des bibliothèques universitaires de Paris précisait d'ailleurs que le contrat de location était nécessaire non seulement pour emprunter mais pour avoir accès à certaines bibliothèques. J'ai donc passé l'automne 2005 à me rendre jusqu'à la Bibliothèque Pompidou qui est la bibliothèque générale de consultation (pas d'emprunt) accessible à tous, ce qui impliquait de faire la queue 30-40 min dehors après un 30 min de métro et de passer la journée là pour lire sur place.
Or... ce ne sont que les bibliothèques universitaires et le BNF qui font du chi-chi avec les formalités, pas les bibliothèques municipales. Je suis entrée dans une petite bibliothèque municipale située dans le 15e, à environ 25 min de marche de chez-moi: en présentant uniquement mon passeport, j'ai pu obtenir une carte d'emprunteur. Oui je dois donner mon adresse à Paris, mais il s'agit d'une déclaration sur l'honneur (sur l'honneur!). Cette carte d'emprunteur sans photo ni rien me donne accès à toutes les bibliothèques municipales de Paris. J'ai droit à un total de 20 livres pour 3 semaines. C'est pas beau ça ? Bien entendu, je n'ai pas trouvé tout ce que je cherchais à la bibliothèque Marguerite Yourcenar, mais j'ai quand même trouvé pas mal de chose, et j'ai vu sur le catalogue informatisé que le livre qui n'est pas sur les rayons de la biblio du 15e est disponible dans la biblio du 6e, tout près de l'EHESS. Je rêve !
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Dimanche, jour des enfants dans les parcs de Paris. J'ai un coup de barre terrible et je leur laisse les parcs. Pas moyen de sortir du lit. Ce doit être le décalage et la fin du rhume qui me sortent du corps en une nuit.
Tiens mon portable sonne pour la première fois depuis mon arrivée. C'est Camille qui veut savoir quand je viens la voir en Savoie. Le mois prochain seulement. Elle me passe une commande de gâteaux chinois. Je vais pouvoir me faire pardonner de ne pas avoir caché de fromage qui fait chouic-chouic dans ma valise. Elle me dit que le train va me laisser au bas de la montagne et qu'après c'est 20 km de montée pour rejoindre son village. Il y a un bus mais je peux bien sûr le faire en stop. En stop ? (La dernière fois que j'ai fait du stop, c'était avec elle, en sortant de Frymburk pour retourner à Blatna. Le gars n'allait pas dans la bonne direction finalement, alors il nous avait éloignées de notre objectif et ça nous avait pris des heures de marche pour regagner la route principale et refaire du stop.) J'ai dit nan ! Maintenant je m'assume en tant que voyageuse capricieuse: je prendrai le bus.
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Or... ce ne sont que les bibliothèques universitaires et le BNF qui font du chi-chi avec les formalités, pas les bibliothèques municipales. Je suis entrée dans une petite bibliothèque municipale située dans le 15e, à environ 25 min de marche de chez-moi: en présentant uniquement mon passeport, j'ai pu obtenir une carte d'emprunteur. Oui je dois donner mon adresse à Paris, mais il s'agit d'une déclaration sur l'honneur (sur l'honneur!). Cette carte d'emprunteur sans photo ni rien me donne accès à toutes les bibliothèques municipales de Paris. J'ai droit à un total de 20 livres pour 3 semaines. C'est pas beau ça ? Bien entendu, je n'ai pas trouvé tout ce que je cherchais à la bibliothèque Marguerite Yourcenar, mais j'ai quand même trouvé pas mal de chose, et j'ai vu sur le catalogue informatisé que le livre qui n'est pas sur les rayons de la biblio du 15e est disponible dans la biblio du 6e, tout près de l'EHESS. Je rêve !
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Dimanche, jour des enfants dans les parcs de Paris. J'ai un coup de barre terrible et je leur laisse les parcs. Pas moyen de sortir du lit. Ce doit être le décalage et la fin du rhume qui me sortent du corps en une nuit.
Tiens mon portable sonne pour la première fois depuis mon arrivée. C'est Camille qui veut savoir quand je viens la voir en Savoie. Le mois prochain seulement. Elle me passe une commande de gâteaux chinois. Je vais pouvoir me faire pardonner de ne pas avoir caché de fromage qui fait chouic-chouic dans ma valise. Elle me dit que le train va me laisser au bas de la montagne et qu'après c'est 20 km de montée pour rejoindre son village. Il y a un bus mais je peux bien sûr le faire en stop. En stop ? (La dernière fois que j'ai fait du stop, c'était avec elle, en sortant de Frymburk pour retourner à Blatna. Le gars n'allait pas dans la bonne direction finalement, alors il nous avait éloignées de notre objectif et ça nous avait pris des heures de marche pour regagner la route principale et refaire du stop.) J'ai dit nan ! Maintenant je m'assume en tant que voyageuse capricieuse: je prendrai le bus.
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Ne pas dormir. Ne pas dormir. Éviter le lit qui fait la moitié de la pièce.
Je me jette au dehors et je saute dans le métro. Sans but. Je sors au Trocadéro. Les kiosques attrape-touristes. Ils ont dû en faire de l'argent ceux qui vendent des bonnets. J'ai faim. J'ai oublié ma pomme sur le comptoir. 3 euros pour une crêpe avec un peu de Nutella. Je m'étais dit une fois seulement, une fois une crêpe à trois euros si tu es vraiment mal pris. Et bien je la prend tout de suite ma crêpe à 5$, ce sera fait pour le reste du voyage. Voilà, je lèche mes doigts en regardant la Tout Eiffel. Attrape-touriste: done !
Je longe la Seine pour revenir. J'aime bien ce bout de Seine pas très touristique avec ses immeubles modernes dont certains sont vraiment étranges. Je marche sur l'allée des cygnes au centre de la Seine et je retrouve la dalle qui m'avait fait faire une si mauvaise chute la première semaine de mon séjour précédent. Je lui fait une grimace. Je ne vais quand même pas pour lui donner un coup de pied, il y a des gens et, qui sait, elle pourrait trouver le moyen de me tordre à nouveau la cheville. Beaucoup de gens font du jogging. Ils sentent comme moi l'urgence de profiter du déclin du vent. Au Pont de Garigliano, le tramway me cueillle. Comme une fleur.
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Lundi. 8 degrés ! Oui je vous parle encore de la température. C'est qu'il fait 10 degrés de plus qu'à mon arrivée à Paris il y a ...une semaine. Déjà ?
Je vais dans le Quartier Latin trouver des livres introuvables ou trop chers au Québec. Et je dois m'en tenir à ma liste très sélective : pas question d'acheter des livres que je pourrais acheter à Montréal. Nan nan nan. Pas touche qu'elle se dit. On ne veut pas répéter l'hiver 2005 et la boîte de livres à envoyer par la poste à un coût exorbitant (mais moins exorbitant que si je les avais mis dans ma valise — à vérifier —). Et si je reviens par le boulevard St-Germain, cette fois il faut que je me souvienne de tourner à gauche éventuellement, sinon le boulevard va me ramener vers la Seine et m'éloigner du 15e.
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Échec. Échec ! Pas pour le boulevard, mais pour les livres et ma promesse à moi-même de m'en tenir à la liste. C'est qu'il y avait des aubaines dans les livres d'occasion, vraiment. En tout, j'ai acheté 12 livres pour 65 euros soit un peu moins de 100$. J'ai trouvé les Bienveillantes en poche à 7,40 €, donc 10$ et des poussières. C'est génial ! Sauf que... même en poche, les Bienveillantes font quand même un bon poids avec leurs 1400 pages... Peut-être que je devrai laisser cette brique à Mathilde et la ramener lors de mon prochain séjour, en autant que je n'entre pas à nouveau chez Gibert au prochain passage. Faut que je vous dise encore: Le sang du ciel, qui était une commande spéciale $$ au Parchemin, seulement 6,40€. Et 4,30€ pour Être sans destin. Non vraiment, je n'ai pas pu résister.
Autre manquement au programme, je suis revenue à pied du Quartier Latin, alors que j'avais limité à une heure par jour mon temps de déambulation dans Paris. Mauvaise fille. C'est que le soleil est sorti, je crois qu'il a fait plus de 10 degrés. Il faisait -3º la semaine dernière ! Oui, je vous parle encore de température. Désobéissante ET superficielle. Tss...
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Si jamais quelqu'un voulait m'envoyer quelque chose par la poste, ça ne pourrait malheureusement pas être une surprise. Il faut me prévenir pour que je prévienne le concierge pour que le courrier adressé « Chez Chalono » ne soit pas automatiquement mis dans sa boîte, bref c'est toute une histoire pour recevoir du courrier. Mais le reste est si simple que je ne me plaindrai pas. Je passe devant des cabines de téléphone public et je me souviens des appels passés en 2005, du caractère précieux et unique de chacun de ces appels. Maintenant tout est différent: vive l'internet, vive Skype !
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