Tu dois tellement être heureuse.
C'est certain qu'il y a de la joie. Il y en aura davantage lors de la rencontre en vis-à-vis. Mais ce que je remarque le plus, ce n'est pas tant la présence de certains sentiments que l'absence de d'autres.
La colère est partie.
Et, avec elle, la grande soif.
Ce qui commençait à s'installer, l'amertume, et surtout l'envie. De l'envie, j'ai beaucoup parlé, pas parce que c'était le sentiment dominant, mais parce que c'était le plus nouveau chez moi, et le plus inacceptable.
C'est parti, l'inédit de cette rage, ce désespoir si particulier.
C'est un retour à la normal, ce que je ressens le plus, la reconquête de ma base, de ce que je reconnais pour mien.
Tu dois tellement être excitée.
Non, au contraire, c'est très doux, très calme. Quelque chose est enfin bien à plat. Je sens un dégagement, de l'espace vide, disponible.
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