mercredi 3 septembre 2014

Il est tard, je suis fatiguée, l'autobus me passe sous le nez, je cours comme je peux dans les flaques, il ne ralentit même pas. Je me résigne à marcher sous la pluie en grognant. Quelques minutes plus tard, mes lunettes mouillées agrandissent les lumières clignotantes de l'autobus arrêté quelques rues plus loin. Je vois une voiture de police stationnée derrière, je jubile méchamment : ah! ça valait bien la peine de ne pas m'attendre... Je passe, triomphante, à côté du véhicule. J'aperçois à l'avant deux ambulanciers en train d'appuyer à répétition sur quelque chose qui se trouve au sol. Je compte: le feu a eu le temps de changer trois fois sur Papineau. Le long du trottoir, les passagers attendent sous la pluie le prochain bus.

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