mercredi 11 décembre 2013

Les permanents partent sans dire au revoir aux précaires qui ne reviendront pas. Mais si, ils disent au revoir, comme à toutes les semaines. Précisément, comme à toutes les semaines, sans plus. Tu aurais voulu quoi, de l'effusion, un câlin, les yeux mouillés? Non, quand même pas, mais une petite mention, une insistance, un mot de plus que les autres semaines, un petit mot pour marquer le coup: on espère te revoir ce printemps... C'est six mots ça. Tu m'énerves. 

Tu aurais voulu que chaque prof qui est sûr de revenir prenne la peine de dire une phrase de plus que d'habitude à chaque pas réembauché présent? Meuh non... pas tout le monde, et pas à tout le monde, juste ceux à qui... enfin ceux qui... Du favoritisme, donc? Ahhh... j'aurais aimé que certaines personnes avec qui je jase toutes les semaines depuis plus d'un an [Parce que tu comptes l'été? Tais-toi, c'est ma phrase, c'est mon tour de parler!] que ceux-là me disent au revoir. Mais ils t'ont dit au revoir. À la volée, pour tout le corridor, sans regarder derrière qui attrapait : ce n'était pas un au revoir spécial de fin de session, et de fin de session sans suite en plus, ou avec suite de soir, quand les corridors sont vides et que tu ne croises personne. Un au revoir de suite de soir? C'est ça, j'aurais aimé que certaines personnes prennent le temps de venir me dire un au revoir de suite de soir, na!

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