« Gaspillage... »
Cri du coeur (il en fut) lancé aux étoiles la nuit où j'ai appris que l'homme que j'aimais était en train de se noyer dans ses larmes parce que la femme qu'il aimait courtisait en vain mon prétendant éconduit.
Gaspillage des coeurs, seaux percés.
Ridicule de la roue, à vide, incapable de se retourner.
Gaspillage des coeurs, seaux percés.
Ridicule de la roue, à vide, incapable de se retourner.
J'avais vingt ans.
Terminés à présent, les zigonnages, les carrés amoureux.
Raisonnable, je suis.
Saine et digne, posée (tsé comme dans poised).
Les trous calfeutrés, je tourne dans le bon sens de la roue.
Me semble.
Et voilà que je me retrouve à courir comme une poule (avec tête, c'est encore une poule) après un homme qui me tourne le dos, occupé qu'il est à se rapprocher de son désir à lui (là je spécule).
Je me dépense sans reçu pour attirer son attention.
Je persiste, j'ose insister, tout en sachant bien que si ça n'avance pas après deux bons élans, ça ne sert à rien de continuer de pédaler, plus vite ou plus longtemps:
fille... y a pas de chaîne sur ton vélo.
Je persiste, j'ose insister, tout en sachant bien que si ça n'avance pas après deux bons élans, ça ne sert à rien de continuer de pédaler, plus vite ou plus longtemps:
fille... y a pas de chaîne sur ton vélo.
Pendant ce temps, je reçois quantité d'attentions gentilles et prévenantes de la part d'hommes charmants et sympathiques qui ne me font pas dresser un poil. Et oui... je persiste à leur tourner le dos. C'est-ti pas beau la vie.
Symétrie des trapèzes balanciers.
Malgré leurs efforts et leur bonne volonté, malgré leur patience, leur tenacité, ils ne captent pas plus mon intérêt que je ne capte celle de mon ours endimanché. Je me fais pousser la barbe. Le cirque continue.
Symétrie des trapèzes balanciers.
Malgré leurs efforts et leur bonne volonté, malgré leur patience, leur tenacité, ils ne captent pas plus mon intérêt que je ne capte celle de mon ours endimanché. Je me fais pousser la barbe. Le cirque continue.
L'honneur comme des confettis jetés par la fenêtre.
Chacun brûle dans son coin à réchauffer la planète.
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