je n'ai aucune compassion pour moi-même
dans le présent de l'événement
mais j'ai pitié de cette femme qui pensait pouvoir partir un mois
sans que son univers ne s'écroule
j'ai pitié de celle qui nourrissait peu de certitudes
mais était sûre de lui
elle qui monta dans l'avion sans une larme
le coeur plein d'une joie riche en promesses
Migration
Il y a 13 ans
Aucun commentaire:
Publier un commentaire